5. - Systémique en physique et cohérence de l'univers5.1. – IntroductionPour comprendre l'unité et la simplicité des lois universelles qui a été occultée plutôt que révélée par la physique moderne, il est nécessaire de revenir à ses fondements de la fin du 19ème siècle. C'est ce qu'ont fait plusieurs chercheurs indépendants dont les théories sont résumées à la page précédente. Ils dénoncent les obscurités et contradictions du "modèle standard" et démontrent qu'Einstein s'est servi des travaux de Lorentz et de Poincaré en les interprétant à sa manière. Le plus grave n'est pas le plagiat mais l'interprétation erronée des travaux de ses prédécesseurs qui ont conduit à sa conception délirante d'un espace-temps courbe à dimensions multiples et à son invention d'une particule sans masse appelée photon. A la suite du congrès de Copenhague en 1927, la physique théorique se fiant aux seules théories mathématiques s'est éloignée de toute réalité intelligible et a construit un ensemble de théories mathématiques et de passerelles s'efforçant de rendre compatibles des théories contradictoires sans plus essayer de les faire comprendre. Les interprétations alternatives de la physique relativiste et quantique dont il est question ici reprennent la physique à l'état où elle se trouvait au début du 20ème siècle et reviennent à la conception de l'éther telle qu'elle était admise par Maxwell, Lorentz et Poincaré. Il faut bien comprendre que ce ne sont pas les résultats de la physique relativiste ou la justesse de ses formules qui sont contestés mais leur interprétation qui crée des problèmes et obscurités et empêche de parvenir à une compréhension unifiée de l'univers. A la page 4, les théories alternatives de Jean-Claude Villame, Milo Wolff, Denys Lepinard, Gabriel LaFrenière, et d'autres ont été résumées. Les formules fondamentales de la physique y sont discutées. La présente page de systémique physique évite autant que possible les formulations mathématiques et revient au mode descriptif et analogique convenant mieux au niveau fonctionnel plus général des relations systémiques. Cet essai révèle les convergences des nouvelles interprétations de la physique avec le modèle systémique. Il se fonde sur le principe de complémentarité de Niels Bohr selon lequel les théories ondulatoires et particulaires sont toutes deux nécessaires pour décrire les différentes faces de la réalité. Pour comprendre ce raisonnement, il est nécessaire de se reporter à la logique systémique développée à la page 1. Un premier chapitre démontre que la trilogie du modèle d'intégration fonctionnelle (MIF) est bien une réalité physique et cosmique, le chapitre suivant analyse les différents aspects classiques de la physique selon le modèle du spectre d'expression systémique (SES). Il expose les rapports du modèle avec l'équivalence matière-énergie et la relativité et révèle l'analogie de ses symétries avec celles de la chromodynamique quantique. Un dernier chapitre relève un aspects important pour la compréhension de la structure de l'univers: la hiérarchie et l'évolution des systèmes. 5.2. – Trilogie cosmiqueMilo Wolff , est l'auteur de la théorie de "structure ondulatoire de la matière", en anglais "wave structure of matter" (WSM). Dans l'introduction de ses articles il affirme que l'unité de l'univers repose sur une trilogie fondamentale: matière, lois et univers; il écrit: These three, particles, laws, and the universe are an interdependent trilogy. Each requires the existence of the others. Therefore, we cannot expect to understand cosmology, the structure of the universe, unless we also understand the relationships within the trilogy. (Beyond the Point Particle , section II.c) Il affirme que la matière, les lois et l'univers forment une trilogie interdépendante. Chacune requiert l'existence des autres. Par conséquent nous ne pouvons pas espérer comprendre la cosmologie, la structure de l'univers, si nous ne comprenons pas aussi les relations à l'intérieur de la trilogie. Cette interdépendance, il l'explique par trois principes régulateurs:
La trilogie particule - lois - univers de Milo Wolff correspond bien à la trilogie traditionnelle et à la trilogie des niveaux de la connaissance et de la réalité qui est la source du modèle MIF. Les homologies entre le modèle systémique et les nouvelles interprétations de la physique sont mises en évidence par les deux tableaux suivants et l'aspect physique de chacun des trois principe est expliqué en détail aux paragraphes qui suivent. ![]() 5.2.1 - Substance : l'étherNécessité de l'étherL'existence de l'éther est postulée en raison de l'interprétation des ondes électromagnétiques dont la nature et la propagation sans support matériel restent mystérieuses. C'est pourquoi des physiciens et autres chercheurs alternatifs proposent de revenir aux interprétations de Maxwell, Fresnel, Lorentz et Poincaré qui présupposaient l'éther avant qu'Einstein n'y bouleverse tout avec ses conceptions délirantes d'espace-temps courbe et vide parcouru par des "photons", particules sans masse. Postulats de l'étherOn peut seulement définir l'éther par ses propriétés postulées:
A
ces postulats il faut ajouter les découvertes de Villame:
L'étherUne onde sans milieu transmettant une oscillation n'est pas concevable, c'est pourquoi Wolff affirme: "The medium of the waves is space. The properties of particles and the laws embedded in them are derived from the properties of space." Le milieu d'ondes est l'espace, mais non pas un espace vide ni un espace rigide et homogène mais un espace constitué d'éléments granulaires seuls capables de transmettre des oscillations de toutes les fréquences ou longueurs d'onde. Giordano Bruno (page 7) pensait que le vide est impossible. Il démontrait par la logique pure que l'infiniment petit est impensable et que pour occuper l'espace il doit exister un minimum qu'il appelait monade. Pour Bruno, la monade est à la fois le minimum d'espace: le point, le minimum du temps: l'instant et le minimum des corps: la monade insécable. Dans la philosophie classique d'Aristote et dans la philosophie dérivée scholastique de Thomas d'Aquin on faisait la distinction entre substance et accident, la substance ne signifiait pas matière mais simplement "ce qui existe en soi" indépendamment de toute propriété et l'accident signifiait par opposition toute propriété que l'on peut attribuer à ce qui est. C'est ainsi qu'il faut comprendre la monade de Giordano Bruno: comme hypostase ou noumène invariable à distinguer des mouvements, changements, mesures ou perceptions qui sont des accidents ou phénomènes. Il faut comprendre l'éther comme substance d'espace, support des phénomènes changeants, en le distinguant de notions a priori telles que la masse ou l'énergie qui ne sont autres que des manifestations et mesures des phénomènes changeants. Pour Fresnel l'éther est formé de «points matériels séparés par des intervalles»; c'est une définition mathématique minimale dont se sert LaFrenière pour ses animations d'éther virtuel. Mais cela implique des espaces entre les points. Il faut donc admettre que ces distances sont les rayons de sphères virtuelles contiguës dont les points sont les centres et qui se touchent par des points de contact. La distinction entre espaces sphériques (minimum), points de contact (terminus) et espaces recourbés intersphériques a été faite par Giordano Bruno; mais c'était aussi la conception de Maxwell qui se représentait l'éther composé de billes et de pignons. Villame reprend l'idée dans son interprétation de l'électromagnétisme. (Com.6: Deuxième partie, p.25, "Maxwell: La théorie électromagnétique et l'origine mécaniste de ses équations") La monadeLa monade d'éther au repos, considérée comme isolée, à l'état potentiel, peut être considérée comme un substrat spatial simple. On ne peut la qualifier ni par une masse ni par une énergie ni par une charge. Cependant on peut la considérer comme substance au sens de Giordano Bruno, comme "ce qui existe en soi", substrat spatial indépendant des accidents tels que les mouvements causant des oscillations, rotations ou autres qualités ou propriétés passagères. La monade d'éther activée, à l'état actuel, est celle qui est passagèrement porteuse d'une quantité de mouvement précise: d'un quantum d'action qui a une direction et une valeur scalaire de matière/énergie. La monade liée dans un système/accrétion selon Villame est celle qui en fonction de sa position vitesse et orientation au sein d'un amas (circulaire, discoïdal ou sphérique) est dotée d'un ensemble cohérent de "nombres quantiques" précisant masse/charge, spin, et chiralité/polarité etc. selon les symétries de la chromodynamique quantique , analogues des symétries systémiques. 5.2.2 - Lois: l'onde de matièreDualite onde-particuleConformément à la conception systémique de la réalité et de la connaissance, c'est au niveau des fonctions et de leur logique des antagonismes ou symétries que se situent les lois de la physique. Au cœur des débats de la physique, science de la matière, se situe une symétrie fondamentale, c'est la dualité particule-onde qui, bien qu'affirmée par de Broglie et expliquée par le principe de complémentarité de Bohr, est encore considérée du point de vue de la méthode scientifique comme un paradoxe, une contradiction partageant les physiciens selon des critères réductionnistes en partisans de la matière et de la particule et partisans de la théorie des ondes. Par la théorie ondulatoire de la matière, la théorie WSM, Milo Wolff réduit la dualité particule/onde à une dualité d'ondes émises et reçues de même fréquence se propageant à la vitesse de la lumière. Toute particule émet un front sphérique d'ondes divergentes; partout dans l'espace d'autres particules recevant l'onde réémettent une onde similaire selon le principe de Huygens ce qui forme un front d'ondes opposé et convergent. Fonctionnellement il n'y a en effet pour une particule que ces deux sens de l'espace: centrifuge et centripète. Ainsi se constitue un antagonisme dont émerge l'onde stationnaire sphérique. Wolff démontre par sa théorie qu'il faut redéfinir la signification de certains concepts tels que la masse et la charge que l'on considère conventionnellement comme des propriétés inhérentes à toute particule. Villame a déjà formalisé une équivalence de masse et charge par sa définition de la charge intrinsèque de la matière/énergie. Il remarque d'autre part (Com.6 II.5)que chiralité, polarité et spin sont pratiquement synonymes. Le modèle matérialiste de Villame comme le modèle ondulatoire de Wolff présupposent que l'existence de la particule dépend de l'équilibre entre énergie émise et énergie reçue et dépend par conséquent d'une densité énergétique de l'éther. Chiralité
La symétrie des directions convergente ou divergente du mouvement des ondes est liée à la symétrie des chiralités. La rotation sphérique (spin 1/2) comme la spiralisation ou la polarisation d'ondes électromagnétiques (photons de spin 1) suppose en effet une chiralité qui ne peut être définie que par rapport à une direction de mouvement et à un point d'observation. L'objet observé en rotation sénestrogyre pour un observateur est perçu comme dextrogyre par un observateur se trouvant du côté opposé par rapport au même objet. Il s'ensuit que pour un observateur qui se trouverait sur l'orbite de Bohr, à l'interface matière/énergie, le même mouvement de rotation/spiralisation qui apparaitrait dextrogyre provenant de l'espace, se poursuivrait en chiralité sénestrogyre en s'enfonçant vers le barycentre. Inversement la particule/onde émise en spiralisation dextrogyre depuis le barycentre apparaitrait sénestrogyre en s'éloignant. Par rapport à l'interface proton/électron, les chiralités apparentes sont opposées; par conséquent la chiralité est synonyme de polarité qui n'est que l'apparence, selon le point d'observation, d'une quantité de mouvement en rotation: la chiralité d'un même moment angulaire. Fig. 5.1 chiralité spiralaire
L'orbite de Bohr est au proton ce que le rayon de Schwarzschild est au trou noir, une limite entre masse et énergie, entre particule et rayonnement, entre polarité positive et négative entre ce qui sort et ce qui entre. A l'intérieur, le proton positif est matière, à l'extérieur l'électron négatif est énergie, les deux sont des quantités de mouvement en rotation mais de signe et sens contraires. La chiralité/polarité négative de l'électron correspond à l'onde émise, divergente, la chiralité/polarité positive du proton correspond à l'onde reçue convergente. Seule la direction opposée definit cette chiralité locale. Du point de vue absolu ou global, le sens de rotation reste le même pour toute la matière réelle, la rotation inverse est celle de l'anti-matière. De manière générale deux rotations de même sens se rejoignent et s'attirent; de sens contraire elles s'opposent et se repoussent. Cela rejoint ce que Lepinard explique à propos de la loi d'Ampère: deux boucles s'attirent si elles sont parcourues par des courants de même sens et le champ magnétique est inutile. De manière plus précise, LaFrenière démontre à la page sur la force de Coulomb que les ondes rayonnées par le champ électrostatique seront constamment en phase entre deux électrons, ou constamment en opposition de phase entre un électron et un positron. Il se forme ainsi des amplitudes qui s'additionnent ou s'annulent formant une pression qui repousse ou une dépression qui attire les deux particules, conformément au troisième principe de Wolff, le principe d'amplitude minimale. LaFrenière étend ce principe des ondes stationnaires au-delà des forces de Coulomb aux interactions de toute dimension, du niveau subatomique au niveau de la gravitation, suggérant une unification des forces que la physique officielle est bien incapable de réaliser sur la base de ses bosons imaginaires. Comme en physique déterministe l'inversion de sens du mouvement est formulée par une inversion du temps, il s'ensuit que l'inversion de charge, de chiralité et de temps sont simultanés: c'est la symétrie CPT. La symétrie locale de polarité/chiralité par rapport au point d'observation doit être complétée par la symétrie globale ou interne, la chiralité absolue de la matière dont dépendent la polarité électronégative de l'électron et électropositive du proton; la chiralité inverse correspond aux polarités inverses de l'antimatière. Cette chiralité est expliquée par la modélisation de la particule/onde sphérique de la figure 5.2 ci-dessous. En conclusion la logique de symétrie systémique et quantique impose que matière, énergie et charge soient synonymes. Matière/énergieToute matière de notre univers concret se forme à partir du proton et de l'électron, seules particules stables, formant l'atome de Bohr ou atome d'hydrogène. La matière se forme d'après Villame par agglomération de monades dans un mouvement de spiralisation centripète vers le barycentre. Selon ses calculs fondés sur les différences de masse et de niveau entre proton et électron, chaque amas ou système/accrétion de niveau n serait entouré statistiquement par 11.245 amas de même niveau. Ce chiffre ne concerne que la masse, le facteur M de son équivalence EPMG. Il ne rend compte ni du bilan matière/énergie total du système, ni des exigences de nombres entiers ou des symétries quantiques telles que les polarités et le spin. Géométriquement il faut donc admettre que chaque amas est entouré de 12 amas de même ordre, la différence de masse/énergie devrait aller sur le compte d'énergies d'interaction ou d'exosmose accompagnant toute particule toujours liée à d'autres particules. En effet, l'étude des phénomènes de fusion et fission des amas atomiques a conduit Villame à adopter le modèle mécaniste de Maxwell d'une matière formée de billes ou "vortex moléculaires" et de "pignons" intermédiaires. Les premiers correspondent aux amas quasi sphériques de niveau n, entre lesquels il y a place pour des systèmes de niveau n-3. Ainsi entre les nucléons (proton, neutron) de niveau 22 il y aurait place pour 11 à 12 électrons de niveau 19. Villame pense d'ailleurs que tous les espaces entre amas, sont ainsi occupés par un halo électromagnétique périphérique qui enveloppe tout élément subatomique, atomique ou moléculaire en interaction avec ses voisins. (Com 6, III.2c). Du point de vue systémique cette conception de billes matérielles et d'espaces énergétiques évoque le principe de complémentarité que formulait Niels Bohr pour résoudre le paradoxe qui agitait les débats des physiciens de son époque. Particule et onde sont deux aspects d'une même réalité, comme pile et face sont deux aspects opposés d'une même pièce. Modèle de particule/ondePour imaginer le fonctionnement onde-particule on a besoin de deux modèles se complétant: D'ailleurs la géométrie de spiralisation sphérique du vortex de Villame, centripète ou centrifuge selon les cas, est pratiquement identique à la rotation sphérique d'onde entrante et sortante de Wolff. La figuration de l'onde sinusale n'étant rien d'autre que le développement trigonométrique d'une rotation, les propriétés ondulatoires et particulaires peuvent être illustrées par la figure 5.2 suivante dont les éléments peuvent être compris à la fois comme des particules en rotation et comme des ondes stationnaires. Fig. 5.2 modèle de particule-onde
Un élément central (monade ou amas) de niveau n est entouré de 12 semblables (6 sur ce schéma bidimensionnel), formant ainsi un amas de niveau n+1. Chaque élément est en rotation sur un axe toujours dirigé du centre vers l'extérieur alors que l'ensemble de l'amas effectue une rotation autour d'un axe vertical donc perpendiculaire aux axes de rotation des billes périphériques. L'axe de la bille périphérique se trouve sur une orbite dont le rayon est le double de celui de la bille centrale. En évoluant le long de l'orbite verte de rayon 2r, la bille de rayon r effectue 2 tours de rotation pour un tour orbital. Par conséquent les billes ou tourbillons diamétralement opposés se trouvent en opposition de phase. Ces comportements déterminent les propriétés fondamentales des particules:La polarité est identique à la chiralité. Celle-ci se définit par rapport à l'extérieur, direction de mouvement centrifuge ou d'observation. Elle est représentée ici par le pseudo-vecteur bleu indiquant le moment cinétique des billes périphériques en chiralité dextrogyre correspondant à la charge électrique négative de l'électron. Ainsi quelle que soit la direction du mouvement de l'électron, sa charge apparente reste négative. Le spin ½: Les pseudo-vecteurs du moment angulaire ou axes de rotation étant toujours dirigés vers l'extérieur (sans inertie gyroscopique s'il s'agit d'une modélisation ondulatoire), les billes diamétralement opposées sont par conséquent en opposition de phase et de chiralité/polarité contraire. Une bille fait ainsi deux tours sur elle-même avant de retrouver la position initiale. Telle est la raison du spin de valeur ½ de la particule fermion ou de l'onde stationnaire qui la forme. La charge électrique unitaire est celle de l'électron mais selon Villame ce n'est qu'une charge apparente externe, différence entre charges positives et négatives de toutes les charges des monades de l'amas composite. La somme scalaire de toutes les monades chargées constitue la charge intrinsèque de Villame, proportionnelle à la masse/énergie en électronvolt. La masse/énergie est par conséquent définie par la charge intrinsèque, sur la base de l'équivalence de charge, masse et énergie de la particule. 5.2.3 - Information: les interférencesDéfinitions: Information, résonnance, interférenceContrairement à l'énergie définie comme cause efficiente a priori, l'information est définie rétrospectivement selon ce qu'elle a contribué à former; c'est une cause formelle ou finale a posteriori. Une information dans le sens des théories du chaos ou des structures dissipatives est une influence énergétiquement insignifiante mais dont l'effet sur un système instable, devenu sensible à son influence, est de réorienter l'organisation de son comportement vers un nouvel équilibre. L'auto-organisation se présente dès l'interaction des premiers ensembles de particules comme phénomène fondamental de relaxation entropique, se généralise et se précise à la faveur de la complexité croissante des systèmes pour se développer en adaptation, apprentissage et connaissance chez l'être vivant. La condition élémentaire d'une information est qu'une énergie vibratoire entre en résonance avec un support vibratoire. Ce principe peut être généralisé de la particule jusqu'aux organes des sens, quoiqu'au niveau des systèmes complexes les résonances se combinent en réseaux d'interférences complexes et, tels que les champs quantiques, réagissent comme un ensemble indivisible. Des développements sur ce sujet peuvent être lus au chapitre IV "évolution par auto-organisation". Condition:
concordance de dimension et longueur d'onde
Il est connu que tout système a une fréquence de résonance aussi appelée fréquence propre ou fréquence naturelle et qu'il réagit par résonance à toute oscillation dont la fréquence est égale à sa fréquence propre ou à ses toutes premières harmoniques Ce qui est vrai pour les résonances mécaniques ou acoustiques l'est également pour les résonances orbitales des électrons ou les antennes réceptrices de radiofréquences. Le principe doit être généralisé aux ondes de toute nature, et par conséquent à la dualité d'onde émise et reçue dont l'onde stationnaire constitue la particule. Il s'applique à toute l'échelle des dimensions, depuis le minimum du quantum de Planck en passant par les particules, atomes et molécules jusqu'au maximum des corps célestes. Le postulat que toute particule a une fréquence et longueur d'onde propre proportionnelle à la dimension de sa structure est le fondement de la hiérarchie systémique de la matière. Ondes électromagnétiquesIl faut préciser une différence de nature fondamentale entre les ondes de matière et les ondes électromagnétiques. Selon les termes de Wolff les ondes de matière sont des ondes scalaires, non polarisées, de compression-dilatation formant des ondes stationnaires sphériques. Wolff modélise ce type de fonctionnement comme une rotation sphérique. Il démontre que mathématiquement ce type de rotation existe et qu'il permet d'expliquer le spin de valeur ½ caractéristique des fermions. Au contraire des ondes de matière, les ondes électromagnétiques sont polarisées et, selon la théorie officielle seraient des photons donc des bosons de spin 1. Alors que le spin ½ (fermions) correspond à une rotation sphérique, le spin 1 (boson) correspond au contraire à une rotation circulaire plane ou en spirale. Lépinard démontre sur son site que la formule de Balmer-Rydberg est l'équation générale de familles d'hyperboles composant des franges d'interférences hyperboliques. Il conclut: " Dans cet article, suivant l’idée que les particules sont des systèmes vibratoires avec une certaine fréquence commune, nous avons supposé que lorsque deux telles particules étaient en présence, comme le proton et l’électron de l’atome d’hydrogène, leurs vibrations se composaient en franges d’interférence hyperboliques. La formule de Balmer-Rydberg nous est apparue comme pouvant être l'équation générale de ces hyperboles, avec deux paramètres p et q définissant la position des sommets et des foyers, donc leur excentricité. Loin d'être magiques ou mystérieux, ces nombres quantiques sont simplement les paramètres d'une équation qui donne l'explication physique de la stabilité de l'atome d'hydrogène et de l'émission du rayonnement électromagnétique." Cela surprend, habitué qu'on est de considérer la diffusion de la lumière comme rectiligne, sphérique ou conique. Mais on trouve chez LaFrenière, sur la page consacrée à la lumière les mêmes diffusions d'interférences hyperboliques sous forme d'animations logicielles et il suffit de se rappeler les schémas bien connus du magnétisme pour se convaincre que la lumière n'est qu'une des formes de radiation électromagnétique. Voici un schéma et le commentaire extraits du site de LaFrenière: "Voici deux autres diagrammes qui montrent que les interférences ont lieu à la fois sur des ellipses concentriques et sur des hyperboles : Fig.6.3 radiation électromagnétique Les « ondelettes de Huygens » originales sont sphériques. Elles se recoupent sur des hyperboles. En fait, ce sont plutôt des hyperboloïdes." Ce graphique ou les animations en 2 dimensions de LaFrenière ne peuvent pas représenter exactement la propagation d'une onde d'interférence. Celle-ci n'est pas linéaire ni sphérique comme les ondelettes de Huygens mais plane ou plutôt en spirale suivant la surface de chaque hyperboloïde tridimensionnel tendant vers l'asymptote rectiligne. Ce type d'interférence suit en effet les fronts d'onde de Huygens, elles-mêmes issues d'une rotation sphérique en spirale et ne dépassent donc pas la vitesse de la lumière. Onde de phase ou onde pilote de L. de BroglieL'onde de phase est une autre forme d'onde d'interférence entre ondes de matière. Elle se forme par un décalage de phase entre l'onde émise et le front d'onde reçu causé par la vitesse de la particule/onde par rapport aux autres particules de l'univers selon le principe de Mach. Lepinard explique: "L'idée d'onde de phase a été introduite par Louis de Broglie dans sa thèse en 1924, mais elle a été superbement ignorée, sans doute parce qu'elle introduisait la possibilité d'une vitesse supérieure à celle de la lumière. Dans le cadre de notre modèle, l'onde de phase apparaît lorsque la particule est en mouvement; elle est due à un décalage de la superposition de deux ondes de base, l'onde émise et l'onde reçue." Lepinard démontre que l'onde de phase est la condition de stabilité de l'atome d'hydrogène, qu'elle est responsable de la position et de l'inertie cinétique de la particule conformément au principe de Mach et qu'elle constitue donc l'information qui, indépendamment de la vitesse de la lumière, relie en permanence la particule à toutes les particules de l'univers. L'onde de phase est le principe de l'unité indivisible de l'univers, elle permet des interactions globales qui ne sont pas limitées par la vitesse de la lumière. ConclusionLes trois principes de Wolff sont homologues aux trois propriétés fondamentales du modèle MIF. Ils sont au même titre des principes universels de la réalité et des principes universels de la connaissance. La substance ou structure est l'objet de la connaissance du phénomène sensible et mesurable; le mouvement ou l'énergie fait l'objet de la connaissance plus abstraite des lois de fonctionnement des systèmes; l'information qui crée et organise aussi bien les structures du réel que celles de la connaissance, émerge de manière subtile du réseau sousjacent des interférences d'ondes dont les interrelations inséparables, comme hors des limites physiques d'espace et de temps, forment l'unité du vivant comme du non vivant.5.3 – Spectre d'expression systémique (SES)5.3.1 - DéfinitionsEchelle logarithmique normalisée par rapport à l'atome de BohrL'interprétation systémique des lois fondamentales de la physique nécessite une échelle adaptée aux fonctions et au principe d'antagonisme. Or si le nombre est la mesure du phénomène, le logarithme par contre, l'analogique du nombre, constitue l'échelle adaptée aux comportements fonctionnels physiques ou biologiques qui sont toujours exponentiels. La définition d'un logarithme exige une unité de référence normalisée, l'unité dont le logarithme est le zéro et centre de l'échelle, et une base dont le logarithme est l'exposant. En choisissant comme base logarithmique une limite naturelle selon le problème étudié telle que la constante de Planck ou la vitesse de la lumière, le logarithme correspondant à cette limite sera -1 ou +1. L'atome d'hydrogène ou atome de Bohr peut être considéré comme référence centrale des dimensions de l'univers. Sous l'intuition de son principe de complémentarité Bohr a reconnu dans la dualité proton/électron l'interface matière/énergie. En effet toutes les particules subatomiques que la physique du modèle standard a inventées plutôt que découvertes ne sont que des phénomènes énergétiques fugaces alors que proton et électron ont une durée de vie quasi infinie. Au-delà de l'atome d'hydrogène, les éléments ou atomes composés de protons et neutrons sont de nouveau des configurations moins stables. Le quantum de Planck par contre constitue une limite absolue pouvant être prise comme base logarithmique. C'est le bruno de Villame, le minimum de masse/énergie, de grandeur et de temps que Giordano Bruno considérait comme fondement nécessaire de toute mesure. Il est intéressant de constater que le moment cinétique de l'électron sur l'orbite fondamentale de Bohr est égal au quantum de Planck. Que l'on prenne le modèle balistique, le modèle ondulatoire, le modèle probabiliste de Schrödinger ou le modèle de vortex de Villame, l'orbite électronique de l'atome d'hydrogène marque ainsi l'interaction minimale entre le milieu matériel interne et le milieu énergétique externe. La logique de symétrie du modèle systémique exigerait qu'au minimum du logarithme ou exposant -1 soit opposé un maximum d'exposant +1. Sur l'échelle des dimensions centrée sur l'atome de Bohr, la limite maximale théorique correspondant au logarithme +1, l'inverse du quantum, est de l'ordre du gramme, ce qui est inférieur aux plus grands mammifères mais bien supérieur à la cellule, système fondamental composant les organismes vivants. On pourrait argumenter que ce qui dépasse le maximum théorique tend à ne plus être un système organisé autonome mais un simple réseau ordonné cristallin ou amorphe de structures. Unités de mesureConformément
à ce qui a
été expliqué plus haut à
propos de la
dualité particule-onde et de la chiralité, les
mesures de
masse et d'énergie peuvent être
réduites à
la quantité de mouvement selon la dualité de
mouvement centrifuge électronégatif pour
l'énergie ou centripète électropositif
pour la
matière. Cette définition repose sur la formule
d'Einstein: Les trois axes d'échelle logarithmique du modèle SES sont désignés par les lettres et indices suivants et définis par leur unité de référence et les limites servant de base logarithmique. Axe
matière/énergie
désigné par Q (pour
quantité de mouvement) avec L'unité de référence est le produit de la masse de l'atome par la vitesse de la lumière; la limite est le quantum d'action de Planck. Axe
espace désigné par D
(pour distance ou dimension) avec L'unité de référence est le rayon orbital de Bohr, la limite est le rayon du bruno grave de Villame. Axe
temps désigné par T
avec L'unité est la fréquence orbitale de l'atome de Bohr, la limite est la fréquence du bruno Des propositions numériques sont données à la page 4 Définition du modèle SESLe modèle SES est la représentation logarithmique des rapports des trois propriétés fondamentales V P K du modèle MIF. La démonstration est faite au paragraphe 1.5 de la page 1: "logique systémique". Les principes peuvent en être résumés ainsi:
Le modèle systémique SES est formé de 3 axes orthogonaux: les coordonnées de matière/énergie Q, espace D et temps T, exprimés par les logarithmes des rapports entre les 3 secteurs ou propriétés fondamentales du MIF (substance, énergie, information). Les extrémités +1 ou -1 de ces axes indiquent une limite fonctionnelle quantitative et correspondent par leur sens aux thèmes épistémologiques qualitatifs. Elles forment un octaèdre régulier. La figure 5.4 présente l'octaèdre avec ses 3 axes antagonistes représentant la matière/énergie, l'espace et le temps. Il est inscrit dans une sphère à l'intérieur de laquelle chaque point définit un état systémique précis selon la direction et la valeur scalaire d'un vecteur. On peut définir le vecteur soit par ses coordonnées Q, D, T, soit par des coordonnées sphériques. Il peut aussi être rapporté aux 4 diagonales du cube qui est le dual de l'octaèdre, diagonales qui correspondent aux 4 paires de faces triangulaires opposées de l'octaèdre et représentent les relations énergétiques SMPG expliquées au paragraphe 5.3.4. L'important est de comprendre que l'état fonctionnel global du système, qui détermine son expression dans la réalité des phénomènes peut être représenté par un point ou vecteur qui se situe dans un spectre sphérique continu. RelativitéLe modèle SES représente une relativité matière-espace-temps qui ne doit pas être confondue avec la relativité de Lorentz résumée au paragraphe 4.3.1 , page 4 selon l'interprétation de Cabala et LaFrenière. La relativité de Lorentz représente les transformations des mesures d'un système observé par référence à un système observateur en fonction de la vitesse réciproque. Elle est exprimée par le rapport v/c sur une échelle de valeurs comprises entre 0 et 1, ce qui réalise une représentation normalisée par rapport à la vitesse de la lumière. La relativité du SES est un autre système de mesures normalisées. Il représente les dimensions sur des échelles logarithmiques se référant aux valeurs moyennes "normales" du système considéré. Un repère central sert d'unité de mesure et une limite (minimum ou maximum) est choisie comme base du logarithme. L'échelle logarithmique est ainsi comprise entre -1 et +1 avec au centre la valeur 0, logarithme de l'unité de référence. Le rôle du SES n'est pas la formulation de la relativité des mesures de deux systèmes en mouvement mais la représentation des variations fonctionnelles qualitatives et quantitatives possibles du système lui-même à l'intérieur de ses limites. Dans cet essai de systémique physique, le choix du repère et des unités de référence se porte sur l'atome de Bohr et le choix des limites sur les dimensions minimales du bruno de Villame, équivalent du quantum de Planck et non pas sur la vitesse de la lumière. En effet, s'il existe bien un minimum défini constitutif de l'univers, le maximum reste par contre théorique et indéfini. Le rôle principal du SES n'est pas de définir des dimensions mais des propriétés fonctionnelles. Il représente les états physiques possibles du système et permet de les interpréter selon les critères de la logique systémique. Symétries de l'octaèdreFig. 5.4 Octaèdre, sphère et dual cubique![]() L'octaèdre qui représente les relations des 6 thèmes épistémologiques comprend 13 axes de symétries:
Dans "La tradition et le vivant", Michel Random explique de manière plus détaillée et complète les propriétés de l’octaèdre et leurs rapports avec la Tradition. Il affirme que l’octaèdre est le symbole de tous les nombres. Les symétries jouent un rôle fondamental en physique. Leur interprétation en physique classique, dans l'équivalence matière-énergie et en physique quantique vont être analysées aux paragraphes suivants. 5.3.2. - Théorèmes générauxLe théorème de Gödel: dit qu'un système d’axiomes suffisamment riche sans contradiction interne est nécessairement ouvert (il y aura toujours des résultats vrais mais indémontrables) et donc un système fermé suffisamment riche est nécessairement contradictoire.Le modèle des systèmes ouverts auto-organisés présenté ici est un système d'axiomes ouvert dans le sens de Gödel. Pour avoir une validité générale, il doit nécessairement être défini en termes généraux, voire symboliques, pouvant prendre selon le contexte différentes significations plus précises. Aussitôt que l’on attribue aux thèmes épistémologiques des significations bien définies et que l’on fixe aux antagonismes des limites concrètes, établissant ainsi des constantes, le modèle perd sa validité universelle et se transforme en une théorie applicable mais dont la portée se limite à un seul domaine expérimental. La définition adéquate des unités de mesure de matière espace et temps qui a été faite permet la confrontation du sens épistémologique des thèmes avec l'analyse dimensionnelle des mesures correspondantes et conduit aux interprétations fonctionnelles des symétries du modèle applicables au domaine particulier de la physique. Le théorème de Noether exprimé en termes simples et clairs signifie que dans le cas des symétries de la physique qui sont fondées sur la conservation de l'énergie, de la quantité de mouvement ou du moment angulaire, il reste toujours une incertitude par rapport à une troisième dimension. Dans la logique systémique, l'explication
est simple: un antagonisme ou une symétrie ne pouvant
représenter qu'une ou deux dimensions, il reste toujours une
incertitude quant à la troisième. Par
conséquent, les symétries du SES ne peuvent
être représentées que par des plans
rectangulaires comprenant deux dimensions comme cela est
représenté dans la figure 5.6.
La relation entre trois dimensions peut cependant être faite selon les faces triangulaires opposées de l'octaèdre disposées perpendiculairement à 4 axes diagonaux du cube qui en est le dual. Ceux-ci représentent les termes de l'équivalence ou transmutation de matière-énergie de Villame dont l'interprétation systémique est donnée au paragraphe 5.3.4 ci-dessous. 5.3.3 - Physique classiqueLa figure 5.5 présente le SES comme octaèdre posé sur une des faces, celle dont les sommets sont de polarité négative, comme à la figure 1.3 de la page 1. L'analyse dimensionnelle ébauchée dans les tableaux suivants permet d'attribuer à chaque arête une signification physique et à chaque face triangulaire un état énergétique. La figure 5.5 montre par le spectre des couleurs qu'il s'agit vraiment d'un spectre continu d'états physiques. Cette homologie avec le spectre des fréquences électromagnétiques n'a rien d'arbitraire puisqu'elle résulte des lois les plus générales de la théorie ondulatoire SOM. L'explication des symétries fonctionnelles des arrêtes est donnée dans les tableaux suivants en se référant autant que possible à une analyse dimensionnelle. Des formulations plus précises sont sans doute possibles mais dépassent les objectifs et compétences de l'étude systémique. Fig. 5.5 - Octaèdre vu d'en haut: spectre d'énergies systémique (SES) ![]() Symétries des arêtesArêtes principales (correspondant aux 3 propriétés du MIF) Le tableau suivant résume les caractéristiques des symétries principales qui correspondent aux 3 propriétés classiques du MIF(Vata, Pitta Kapha) et à leurs contraires . Ce sont les arêtes délimitant la périphérie de la figure 5.5. Elles sont illustrées par les trois couleurs principales et les trois couleurs complémentaires. Les mots-clés se réfèrent aux interprétations de la physique développées au chapitre précédent. Tableau. 5.3.4A :arêtes principales
Arêtes secondaires (supérieures et inférieures) Ces sont les 3 paires d'arêtes qui délimitent les triangles inférieur et supérieur de la figure 5.5 correspondant respectivement à l'entropie (S+) et à la néguentropie (S-) dont le rôle dans l'équivalence énergétique est précisé au paragraphe suivant. Tabl. 5.3.4B – arêtes secondaires
5.3.4 – Equivalence matière-énergieLa formation, l'existence et l'évolution du système sont conditionnées par l'équilibre entre sa structure complexe et le milieu cosmique des ondes de l'éther. Classiquement, l'énergie du système considéré comme fermé est donnée par la formule d'équivalence restreinte
E2
= (m.c2) 2 + (p) 2 = M2 + P2 Villame a complété cette formule pour un système ouvert en tenant compte de l'énergie électromagnétique intrinsèque émise par toutes les charges de brunos en rotation formant la particule composite et dont l'effet infime mais cumulatif est à l'origine de la gravitation: G2 = gM2 + gP2 où g2M désigne l'énergie de masse. Interprété par la théorie ondulatoire, il s'agit de l'effet d'ondes de matière émises et reçues, constituant la pression gravitationnelle spécifique de la particule. où g2P est l'énergie cinétique et radiative des mouvements réciproques des particules/ondes, constituant l'exosmose rapprochée d'attraction/répulsion électro-magnétique. D'où l'équivalence généralisée de Villame E2 = M2 + P2 + G2 La notion d'équivalence résulte de l'artifice d'élever les paramètres au carré, ne considérant donc que la valeur scalaire d'énergies de nature différente qui forment un équilibre et qui devraient être représentées par des vecteurs. G est l'énergie spécifique d'interaction de la particule avec le milieu d'onde, la pression ondulatoire gravitationnelle; il faudrait distinguer E2système = M2 + P2 et E2éther = G2 = gM2 + gP2 .L'équilibre entre le milieu d'onde et le système particule/onde-stationnaire s'exprimerait par Esystème - Eéther = S où S désigne l'entropie positive ou négative selon l'état global du système. Si S est positif, (Esystème > Eéther) le système perd de l'énergie qui se dissipe dans le milieu, c'est l'entropie positive. Si S est négatif (Esystème < Eéther) le système reçoit de l'énergie du milieu qui augmente la matière/énergie et la complexité de sa structure par auto-organisation. Ces relations doivent être exprimées sous forme vectorielle: vect(Esystème) - vect(Eéther )= vect(S) devient vect(M) + vect(P) = vect(G) + vect(S) . La formule exprime l'équilibre antagoniste quadruple des faces opposées de l'octaèdre. Il est utile de rappeler que les dimensions du SES sont exprimées sur une échelle logarithmique; or la somme des logarithmes équivaut à un produit des dimensions réelles. Si celles-ci sont des vecteurs, leur produit définit un pseudovecteur ou tenseur signifiant une rotation. La formule d'équivalence vectorielle indiquerait ainsi les moments cinétiques d'une double rotation ce qui ramènerait aux explications de Milo Wolff concernant le spin de l'onde stationnaire. Fig. 5.7 Equivalence matière-énergie
5.3.5 - Chromodynamique quantiqueBien que la physique quantique soit trop complexe pour être étudiée dans le cadre général de la systémique, il faut relever les analogies qui existent entre le modèle systémique et les propriétés du modèle standard de la physique des particules. Celui-ci a été presque entièrement construit grâce aux concepts de symétrie et d'invariance. Les analogies avec le modèle des quarks sont les suivantes: Couleurs La théorie selon laquelle les nucléons seraient composés de 3 quarks, pourtant indissociables, n'existant pas individuellement, mais dont les propriétés sont déduites à partir de celles des sous-produits de leur destruction, évoque déjà les 3 propriétés principales du MIF. L'analogie entre les couleurs principales choisies arbitrairement pour le modèle MIF et celles tout aussi arbitrairement choisies pour désigner des propriétés des quarks saute aux yeux. Le modèle de la chromodynamique quantique du proton avec ses 3 quarks rouge vert et bleu est superposable au modèle MIF, surtout si l'on assimile les 3 antagonismes aux gluons qu'on représente par des ressorts (Fig. 5.8). Ces couleurs peuvent être permutées comme le montre une image semblable du site de Jacques Léon. Les symétries du modèle SES sont plus précises et complètes que celles du modèle MIF. A chaque arête de couleur principale s'oppose une arête de couleur complémentaire et de polarité contraire, ce qui correspond en physique quantique à l'anti-quark. Fig: 5.8 Couleurs des quarks du proton et roue des couleurs
Saveurs En se confinant au seul proton constitutif de la matière réelle les saveurs "up" et "down" peuvent être assimilées aux polarités positives ou négatives des triangles basal et sommital du SES . Elles indiquent une direction ou polarité fonctionnelle et non pas électronique. Chaque propriété de couleur est définie par la direction vectorielle de l'arête qui peut être positive (up) ou négative (down), allant d'une arête négative du triangle basal à une arête positive de triangle sommital. Sur trois arêtes, quelle que soit leur couleur principale, deux sont de sens "up" et une de sens "down" dans le cas du proton et l'inverse dans le cas du neutron. Charge La physique quantique considérant que le quark compose la charge du proton comme il compose sa masse a du concevoir des charges fractionnaires de +2/3 et -1/3 nécessaires pour expliquer la charge nulle du neutron. La conception systémique n'est pas incompatible avec cette conception . PolaritéIl a été expliqué au paragraphe 5.2.2 que chiralité, polarité et spin sont synonymes et définis par une orientation spatiale. Or la théorie ondulatoire WSM ne connaît fonctionnellement que deux orientations: centripète et centrifuge. La polarité négative est relative à la direction centrifuge de l'électron et de ses raies spectrales, la polarité positive à la direction centripète vers le barycentre du proton. Les orientations, chiralités et polarités sont inversées pour l'anti-matière. L'équilibre du système se définit par l'axe S entropie-néguentropie, l'entropie signifiant une perte d'énergie centrifuge dispersée, la néguentropie une augmentation d'énergie centripète, concentrée. L'axe d'entropie peut donc être considéré aussi comme un axe de polarité. Ainsi l'entropie négative correspondrait à la polarité positive comme définie pour le SES et inversement. SpinLe modèle standard attribue au quark le spin ½ qui correspond à 3 dimensions alors que le spin 1 correspond à 2 dimensions. L'ensemble arête basale → arête de couleur → arête sommitale peut être considéré comme une forme à 3 dimensions qui peut donc avoir un spin ½ et une orientation chiralité ou phase positive ou négative. 5.4 - Evolution5.4.1 - Dimensions cosmiques généralesLa figure suivante donne une orientation générale approximative des rapports de dimension et de fréquence depuis le niveau quantique au niveau macroscopique centré sur l'atome de Bohr. En abscisse, la dimension des objets est donnée par les niveaux de Villame: l'échelle logarithmique dont la base est le coefficient d'accrétion de Villame (12.245). En ordonnée, l'échelle des temps est repésentée par les périodes ou longueurs d'onde électromagnétiques selon l'échelle logarithmique décimale habituelle. Le postulat de concordance de dimension et longueur d'onde a pour conséquence que les particules ou systèmes doivent se former le long d'une droite formant un angle de 45° avec les deux axes de coordonnées logarithmiques. C'est l'axe en pointillé rouge qui va du domaine des particules subatomiques jusqu'aux corps célestes en passant par l'électron, le proton central, les atomes et les cellules. Fig. 6.8 structure cosmique
Le rayon définissant les dimensions ainsi que la longueur et la courbure d'onde de résonance propre du système détermine ll'apparence des forces d'interaction (forte, faible, électromagnétique et gravitationnelle) qui sont en définitive toutes dues aux interférences des ondes de matière produisant des ondes de groupe, ondes de phase et les ondes dites électromagnétiques des raies spectrales. Si l'on considère les particules comme des ondes stationnaires, la dimension de la particule doit être égale à sa longueur d'onde propre. Des particules/ondes-stationnaires ou systèmes doivent donc avoir un rapport dimension/longueur d'onde égal à un. Au bas des échelles, aux dimensions les plus petites, les fréquences sont les plus élevées et les ondes stationnaires soumises à de fréquentes interférences aléatoires sont de durée de vie très courte; elles sont instables. Au milieu de l'échelle, dans le domaine électromagnétique qui est le domaine vital, les systèmes sont plus durables tout en restant modifiables. Au sommet de l'échelle les plus grandes longueurs d'onde forment des ordonnances cristallines macroscopiques puis des amas astronomiques qui sont les plus stables. De part et d'autre de l'axe rouge on va vers des conditions de moins en moins compatibles avec des systèmes stables. A l'extrême gauche en haut, les particules quantiques ou monades à fréquence faible constituent le milieu d'onde froid et de faible pression de l'éther cosmique. A l'extrême droite en bas, les objets macroscopiques à fréquence élevée constituent un milieu chaud sous forte pression correspondant à l'état de magma ou plasma. 5.4.2 - Thermodynamique et évolutionLe rapport formel des théories de l'information avec la thermodynamique est expliqué à la page 4. La formation et évolution des systèmes auto-organisés dépend de conditions étroites relevant à la fois de la théorie ondulatoire, de la théorie de l'information et de la nouvelle thermodynamique des systèmes émergeants ou "structures dissipatives" de Prigogine expliquée déjà à la page 1: Une structure préexistante, suffisamment complexe pour présenter dans son comportement des degrés de liberté, devient instable sous un apport constant d'énergie. L'instabilité signifie que l'évolution à partir d'un certain point appelé "bifurcation" admet plusieurs solutions également probables. Ce sont finalement des influences aléatoires minimes de l'environnement qui font pencher l'évolution vers l'une des solutions possibles. Ces influences dites aléatoires qui apparaissent a posteriori comme cause finale, prennent ainsi le rôle d'informations de l'environnement. Le processus des structures dissipatives se fonde sur les théories des champs quantiques et suppose des interactions "à longue portée" globales et immédiates dues aux ondes de phase. Il induit une discontinuité dans l'évolution. Si l'on considère l'évolution du système individuel en fonction des relations relativiste du modèle sphérique SES, en fonction des rapports trigonométriques relativistes entre fréquence et dimension, on obtient pour l'angle de ω de -π/2 à + π/2 la courbe tangente = sin(ω)/cos(ω) = fréquence/dimension. Fig 5.9 courbe en tangente de l'auto-organisation La courbe tangentielle est discontinue. Un système amorce la croissance lentement, puis passe par une phase de forte croissance dans la zone de concordance de dimension et longueur d'onde où la fonction tangente tan(45°) est proche de 1, avant d'atteindre un stade de saturation précédant une discontinuité. Que ce soit un amas concentrique de Villame ou une cellule, à ce stade survient une discontinuité: le partage du système saturé en deux ou plusieurs amas non saturés ou la division cellulaire. En théorie des chaos on appelle ces discontinuités des bifurcations parce que l'instabilité atteinte ouvre la possibilité à plusieurs évolutions possibles et également probables. La théorie des chaos, les "structures dissipatives" de I. Prigogine ou la théorie des catastrophes de René Thom impliquent la succession de telles discontinuités séparant des niveaux intermédiaires de stabilité. Fig. 5.10 évolution par paliers
Du point de vue thermodynamique les discontinuités correspondent à une relaxation entropique, l'énergie excessive est instantanément et globalement redistribuée dans un réseau d'interférences ou informations où intervient l'interaction par ondes de phase, aboutissant à l'émergence d'un ordre nouveau sur la base d'une dissipation et réorganisation de la matière/énergie accumulée. L'explication thermodynamique n'exclut donc pas l'explication ondulatoire, bien au contraire, elle l'implique. Il faut placer la courbe d'évolution de chaque système individuel dans la courbe d'évolution du système de niveau supérieur dans une hiérarchie finalement dominée par le système univers. Denys Lepinard a fait un travail de recherche impressionnant sur l'évolution des dimensions des structures du vivant et du non vivant. Il en tire la conclusion que l'évolution est régie par un système d'onde en cosinus et d'onde en sinus. Comme ses courbes partent du proton et de l'électron, elles ne représentent que la moitié de l'échelle des fréquences et pourraient aussi bien être interprétées comme constitutives d'une courbe en tangente. 5.4.3 - Remarques finalesAshby qui expliquait l'évolution des systèmes complexes par un théorème de la variété indispensable des réponses aux informations de l'environnement (page 4; chapitre 4.3.4) admettait finalement qu'on ne peut pas approcher la variété multiple par la méthode classique analytique, il proposa dans sa conclusion une "recherche opérationnelle":
Cette manière de procéder est précisément celle des médecines traditionnelles orientales qui ont servi de modèle au MIF. Le modèle sous sa forme SES plus complète peut être considéré comme une telle approche statistique. Le but est de définir l'état interne du système ou inversement l'effet externe d'une perturbation (ou du remède correcteur) par un seul vecteur résultant statistiquement d'une somme de vecteurs qui peuvent être aussi multiples et variés que l'on veut, puisqu'ils se projettent sur les mêmes 3 axes antagonistes (matière-espace-temps). Ils sont tous exprimés sur des échelles logarithmiques entre lesquelles s'établissent des relations trigonométriques. Les relations trigonométriques matière-espace-temps du système sont analogues à celles de la relativité des transformations de Lorentz et de l'effet Doppler qui en sont un cas particulier précis. Elles devraient être précisées ainsi pour chaque domaine de la physique en définissant les paramètres selon les termes et dimensions propres à chaque discipline. Cela ne peut pas faire l'objet d'un essai de systémique générale car selon le théorème de Gödel, en gagnant de la précision, le modèle perd sa validité générale. Le modèle systémique n'a d'autre utilité que de mettre en évidence et de comprendre les similitudes transdisciplinaires au travers des homologies fonctionnelles. Bibliographie RANDOM Michel. - La Tradition et le vivant. - Félin, Paris 1985. |